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“Un dernier verre”
2947, quelque part sur Kalis III
Ce matin là, un vent glacial soufflait sur la vallée et Kalis inonderait bientôt de sa douce lumière cet endroit aride et inhospitalier.
L’étoile montait doucement, chevauchant à présent la haute chaîne de montagnes entourant la plaine, formant un enclos parfaitement hermétique depuis le sol.
Cet ancestral et majestueux cycle cosmique fut soudain stoppé par une éclipse inattendue; dans un vrombissement de réacteurs, un immense vaisseau d’origine Banu surgit au dessus les montagnes tel un monstre d’acier enragé, cachant la blanche Kalis et replongeant l’espace d’un instant, la plaine dans un sinistre crépuscule.
La sombre silhouette ralentit doucement sa course avant de se poser dans un énorme panache de poussière au milieu de se repère naturel.
La grande rampe d’accès s’abaissait lentement, tandis que le sifflement des réacteurs encore brûlants se fit de moins en moins perceptible.
Le perturbateur, posé au beau milieu de l’enclos, ne resta pas seul bien longtemps, il fut rejoint peu après par une horde de vaisseaux de toutes sortes, arrivant de toutes parts, se posant tour à tour en cercle autour du trublion géant dans un balai parfaitement synchronisé.
Des pilotes en sortirent un peu contusionnés par le long périple qu’ils venaient d’accomplir; puis, après de franches accolades, montèrent à bord du géant d’acier.
En entrant dans la grande salle à l’architecture Banu, le visage des pilotes devint plus grave, ils saluèrent l’un après l’autre d’un signe de tête, un homme à la barbe noire qui se tenait debout, figé à l’extrémité d’une interminable table de métal aux reflets dorés.
L’homme, toujours immobile, les mains dans le dos, observait avec une bienveillance paternelle les membres qui prenaient place autour de la table telle une pièce de théâtre maintes fois répétée.
Devant chacun d’eux, sur la table, était posé un verre rempli d’une liqueur de couleur rouille peu engageante.
Au bout d’un moment, l’homme prit la parole, brisant par la même le silence religieux ayant rempli la salle:
-“Mes frères! nous voici réunis au complet peut être pour la dernière fois!
Nous avons cherché en vain les origines de cette incroyable roche, cette météorite pourpre aux vertus inimaginables pour le commun des mortels et que nous avons découverte il y a si longtemps sur les rives du nouveau monde de notre bonne vieille Terre.
Nous avons parcouru notre ancienne planète, fouillé notre système solaire et arpenté la galaxie à la recherche de roches similaires jusqu’à aujourd’hui, pour rien.
Ce jour est finalement arrivé, nous avons épuisé toutes les particules de la pierre et ses derniers fragments se trouvent désormais dilués devant vous pour la dernière fois.
Quand les effets du nectar se dissiperont et que nos yeux de saphir auront retrouvé leur couleur originelle, nous mènerons la vie que nous avons toujours souhaité!
Le pacte de pierre scellé autrefois est désormais rompu mais nous resterons toujours des frères, réunis sous une même bannière, une même corporation et nous veillerons jusqu’à notre dernier souffle les uns sur les autres comme nous l’avons toujours fait.
A présent, je lève un dernier verre à nos futures vies!
Puissent-elles nous conduire vers de nouvelles aventures trépidantes!” conclut-il avant d’avaler d’un trait, l’étrange liqueur de pierre.
Ces compagnons l’imitèrent à leur tour, certains observaient ensuite le fond de leur verre vide, égarant leurs pensées dans de lointains souvenirs, d’autres se remémorèrent avec passion, leurs innombrables péripéties.
Puis, vint le temps des au revoir, avec plus de nostalgie que d’habitude, les camarades traînant volontairement pour prolonger l’instant.
La grande salle était redevenue silencieuse, Alvion Altaïr, qui tenait encore son verre à la main, s’approcha de l’homme à la sombre barbe.
-“Bon sang, il était temps! Ce breuvage était vraiment infâme!” lança t-il avant que tout deux n’éclatent de rire.
Ils se serrèrent fermement la main comme pour clore le chapitre d’une longue épopée et se souhaitèrent bonne chance pour les préparatifs à venir.
-“Au plaisir, Capitaine Cartier!” lança Alvion avec un sourire malicieux tout en rejoignant son vaisseau.
-“Ce n’est que le début !” lui rétorqua Cartier du haut de la rampe.
Sur la passerelle, ce dernier contemplait les retardataires s’arracher du sol et quitter le repère dans un fracas assourdissant, le Carrack d’Alvion, déjà haut dans le ciel ne formait plus qu’un point lumineux dans l’aube naissante.
Il caressa de nouveau sa barbe, songeant, amusé.
Cartier? cela faisait bien plus de mille ans que l’on ne m’avait pas appelé ainsi…
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