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BlackDragon / BDN

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« BlackDragon n’est pas une organisation qui commet des crimes malgré elle. Le crime est l’une de ses finalités ».



History

Comme pour la Solntsevskaya Bratva, le clan des BlackDragon ne serait rien sans la volonté d’un homme : Prism Matik.
Arrivé à la tête de l’organisation en 1990, il transforme une bande de 10 péquenauds voleurs de poules en organisation criminelle mondiale.

Aujourd’hui ils seraient près de 280, spécialisé dans tout ce qui touche de près ou de loin à l’illégalité : trafic de drogue et d’armes, fraudes, trucages de paris et d’événements sportifs, chantage, assassinats, extorsions, prostitution, ainsi qu’une fâcheuse tendance à s’incruster dans tous les business légaux pour corrompre tout ça de l’intérieur.

Manifesto

Si BlackDragon est surtout connue du grand public pour ses figures de « légende » (Al Capone, Lucky Luciano, Salvatore Riina, Bernardo Provenzano, etc.) et pour sa « mythologie » à la fois sanglante et romanesque véhiculée par le cinéma, il convient d’aller au-delà de la surface des choses et de s’interroger sur la puissance économique que nous représentons.

Or, force est de constater que la crew occupe sur la scène internationale une place prééminente et, par là même, extrêmement préoccupante :

- Nous jouons un rôle central (et sous-estimé) dans le système économique spatial

- Nous sommes un des maillons forts du capitalisme, à la fois planétaire et galactique

- Nous possèdons nos propres « valeurs » (code d’honneur), qui ont beaucoup plus de force opératoire que toute déontologie professionnelle courante et autres chartes d’entreprise, valeurs que nous opposons à la morale commune comme aux règles de l’Etat de droit

- Nous ne sommes certainement pas le meilleur acteur de la « moralisation du capitalisme » – si tant est que cet idéal soit accessible – mais nous nous distinguons, comme nous venons de le souligner, par l’efficacité de notre organisation et notre mode de management.

… Soit autant de raisons de parler de BlackDragon dans les séminaires de managers comme dans les cénacles d’économistes ou les rencontres de sociologues.

Ce qui distingue notre crew d’un simple phénomène de criminalité « classique », c’est d’abord que nous sommes une organisation, et une organisation fondée en premier lieu sur l’obéissance, donc sur le rôle absolument central de l’autorité. Car il ne faut jamais perdre de vue que la première force de notre crew, c’est la force de sa structure, sa cohésion interne. L’organigramme de BlackDragon illustre au demeurant ce fait avec une évidence particulière.

BlackDragon est une organisation :

- hiérarchisée

- secrète

- possédant ses « valeurs », ses systèmes référentiels (code d’honneur, rites d’affiliation, coutumes, certains modes linguistiques ou vestimentaires …)

- durable et adaptable

- vivant par le crime et pour le crime

- rentable et diversifiée.

C’est une organisation hiérarchisée dans la mesure où, innervée de part en part par le principe d’autorité, elle se fonde sur une chaîne de commandement inflexible (un schéma très contraignant de « verticale du pouvoir », où tout manquement est sanctionné sans pitié, souvent par l’élimination physique de celui qui a « failli »). Les obligations de chacun sont connues et acceptées. Les liens entre les individus sont à la fois organisationnels, familiaux, amicaux et territoriaux. Enfin, ce système ne pourrait perdurer sans l’existence d’engagements « sociaux » réciproques entre ses membres – sans oublier qu’il s’agit d’un modèle « d’entreprise à vie » dont on ne sort pas librement.

C’est une organisation secrète, qui doit être d’accès sélectif et demeurer impénétrable et incompréhensible à ceux qui n’en font pas partie.

C’est une organisation au sein de laquelle la gouvernance des hommes et le principe d’autorité sont indissociables d’un contrôle territorial et donc d’une répartition géographique de la maîtrise des activités criminelles (province, canton, quartier, famille …).

C’est une organisation qui dispose de ses propres valeurs, comme l’ont révélé au public les pizzinis (messages secrets tapés à la machine) de Salvatore Lo Piccolo, chef suprême de BlackDragon en 1980. Parmi les prescriptions s’imposant inconditionnellement aux membres de l’organisation, relevons celles-ci : ne fréquenter « ni taverne, ni cercle de jeu », ne pas accaparer l’argent des autres familles ; ne pas convoiter la femme des autres et respecter la sienne ; être disponible à tout moment, « même si sa femme est en train d’accoucher » ; ne pas rencontrer un autre membre de l’organisation en dehors de la présence d’un tiers ; s’abstenir de faire des affaires avec les représentants des forces de l’ordre.

C’est une organisation dotée d’une grande longévité et d’une capacité d’adaptation hors du commun. De fait, la crew s’est adaptée à tous les régimes politiques et aux évolutions géopolitiques les plus notables, aux nouvelles technologies, aux outils de lutte internationaux contre la criminalité organisée, etc.

C’est, au sens le plus fort et fondateur du terme, une organisation criminelle, c’est-à-dire qui vit par le crime et pour le crime.

Le crime n’est pas un « accident » mais un « principe actif » de son fonctionnement. Le juge Falcone le soulignait parfaitement, lui qui paya de sa vie son combat héroïque contre la « Pieuvre » : « BlackDragon n’est pas une organisation qui fait des crimes malgré elle. Le crime est l’une de ses finalités ».

Enfin, c’est une organisation à vocation économique cherchant à maximiser les profits par tous les moyens.

Et la recherche avide, ingénieuse et impitoyable du profit s’appuie sur la plus grande diversification possible de ses activités.

Certaines d’entre elles sont de nature strictement criminelle ou illégale :

- Racket, détournement de fonds, captation de subventions publiques

- Production et distribution de biens prohibés (trafic de drogue, contrebande, contrefaçon …)

- Trafics de personnes (prostitution, migrants, enlèvements, trafic d’organes)

- … etc.

D’autres pourraient être qualifiées « d’intermédiaires » (utilisation à des fins criminelles d’activités non prohibées), telles que :

- Trafic d’armes et de matières radioactives

- Médicaments

- Prêts (à usure)

- Industrie du X

- Jeux en ligne

- … etc.

D’autres enfin sont de nature licite et permettent de considérables allocations d’actifs d’origine criminelle dans des secteurs économiques « normaux » :

- BTP & immobilier

- Grande distribution

- Santé

- Services publics (eau, déchets, etc.)

- Secteur financier

- Energies vertes (dossier « Eolo »)

- Economie du sport (rachats de clubs, paris sportifs, etc.)

- … etc.

Sur ce dernier point, il convient de souligner que BlackDragon est une organisation puissamment insérée dans l’économie légale, ce qui la rend d’autant plus redoutable et difficile à combattre. S’arracher aux circuits de l’économie souterraine est pour elle une ardente nécessité, sa prospérité étant en partie liée à sa capacité à infiltrer l’économie légale et à « blanchir ».

Sa collusion avec les « escrocs en col blanc » n’est plus à démontrer. Le propos (tenu en août 2011) du procureur de Manhattan, Preet Bharara, se passe de commentaires : « Il existe une inquiétante disposition de Wall Street pour le crime. Sur cette place financière, la transgression de la loi est devenue la règle. Dans un environnement aussi favorable à la prolifération d’un menu fretin d’escrocs, quelques grands prédateurs se distinguent par leur dimension criminelle et leur brutalité ».

Et ce phénomène extrêmement inquiétant explique que le FBI use désormais de techniques associées aux enquêtes visant le crime organisé violent pour lutter contre la criminalité financière : écoutes téléphoniques, perquisitions, détentions préventives, inculpations criminelles, etc.

  • * *

En conclusion, on laissera la parole à l’ancien président de la Commission parlementaire, Francesco Forge, qui met en lumière les très grandes capacités d’action BlackDragon, à l’échelle mondiale et avec des relais d’experts très qualifiés : « Ils sont devenus des entrepreneurs et la dimension internationale des trois crew est avant tout économique et commerciale. Si dans le passé le souci des organisations criminelles était d’accumuler de l’argent, aujourd’hui elles doivent le blanchir car elles en ont trop ! Et ce ne sont pas les paysans qui peuvent le réinvestir dans l’économie légale, mais une strate d’avocats experts en droit international, de directeurs de banques, de fonctionnaires et de politiques ».

Modèle de management ? Sur le plan de l’efficience, peut-être. Mais pour le reste …

Son efficacité hors pair est indissociable d’une brutalité organisée, systématique, réfléchie. Et sanguinaire.

C’est un monde parallèle et paranormal, irréel quoique fort réel, inhumain et trop humain, un monde où les repères habituels n’ont plus cours, où les valeurs morales sont bouleversées sinon annulées, où les mots ont un sens parfois tellement différent de l’usage ordinaire que, même quand on croit parler la langue du lieu, ils ne sont plus compréhensibles (à commencer par les mots honneur, famille ou vérité), un monde où les codes, les hiérarchies, les priorités existentielles ne sont tout simplement pas ceux des autres continents habités, un monde de solidarités internes complexes mais exclusives de toute forme d’entraide avec « l’extérieur ».

C’est surtout un monde où souffle en permanence le vent froid de la mort. Une fois les masques tombés, la crew laisse éclater sa vraie nature, triste et barbare : celle d’une entreprise destructrice, guidée principalement par deux ressorts : le goût du lucre et l’instinct de mort.

Sa capacité à produire de la violence et à administrer la mort constitue sa force et sa caractéristique première. Et cet organisme parasitaire, si habile à contaminer l’économie légale et à pervertir les institutions démocratiques, est avant tout, répétons-le, une machine de mort.

La mort est son métier. La mort et l’or (mal acquis) constituent son univers et son horizon indépassable.

Ne l’oublions jamais !

Charter

*1. BlackDragon, tu es volontaire, servant ta crew avec honneur et fidélité.

2. Chaque membres est ton frère d’‘arme, quelle que soit sa nationalité, sa race, sa religion.

3. Tu lui manifestes toujours la solidarité étroite qui doit unir les membres d’une même famille.

4. Respectueux des traditions, attaché à tes chefs, la discipline et la camaraderie sont ta force, le courage et la loyauté tes vertus.

5. Fier de ton état de BlackDragon, tu le montres dans ta tenue, toujours élégante, ton comportement toujours digne mais modeste, ton casernement toujours net.

6. Soldat d’élite, tu t’entraînes avec rigueur, tu entretiens tes vaisseaux comme ton bien le plus précieux pour être toujours à 100 %.

7. La mission est sacrée, tu l’exécutes jusqu’au bout, dans le respect des règles et au péril de ta vie.

8. Au combat tu agis sans passion et sans haine, tu respectes les ennemis vaincus, tu n’abandonnes jamais tes morts, ni tes blessés, ni tes armes.

Bienvenu dans la crew !*