Roberts Space Industries

RIFR / RIFR

  • Organization
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  • Role play
  • Social
    Social
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    Social

Survivance anachronique d’une époque révolue.



History

Version courte :
  • Une élection est organisée pour élire le futur gestionnaire de cette page.
  • Les anciens citoyens membres de la RIFR sont invités à voter.
  • Pour cela, réintégrez la RIFR en cliquant sur Join Us Now !
  • Tout citoyen de la RIFR peut se présenter à ces élections en le faisant savoir sur Spectrum.
  • Fin des candidatures : 25/07/2019 à 22h.
  • Ouverture du scrutin : 25/07/2019 à 22h30.
  • Clôture du scrutin : 27/07/2019 à 18h.
  • Les résultats seront affichés sur cette page et sur spectrum.

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Version longue :

Que s’est-il passé ?

Dimanche 14 juillet, d’un commun accord avec lui même, Scirod a donc décidé de dissoudre la RIFR. Ne demander l’avis de personne, c’est pratique, ça évite les débats inutiles qui tendent inexorablement à enrayer l’efficacité de la tâche. Certes, ça colle pas trop avec les principes grandiloquents de la démocratie directe qui irriguaient dès son origine le projet de la RIFR. Mais que voulez-vous, dans certains cas, la fin ne justifie pas les moyens, elle les impose.

Après avoir publié un « communiqué de presse » dans lequel Scirod explique, meurtri, les raisons qui l’ont poussées à mettre un terme à ce projet qui, au moment de son agonie, réunissait 180 personnes, le patron de la RIFR a également fait disparaître tous les outils de communication que d’éventuels resquilleurs auraient pu mobiliser pour faire entendre leurs mécontentements : Discord, Twitter, page de la RIFR sur le site de RSI. De fait, la RIFR, dont la devise fut « la communauté comme moteur », venait d’être rendue muette par un individu isolé. Grandiose.

Revenons sur le contenu du communiqué de presse, s’il en est. Car s’il s’agit en effet d’un « communiqué de presse », c’est probablement sous le statut de droit de réponse que j’aurai du publier ces lignes. Mais qu’importe.

Usurper l’identité, usurper le travail collectif

On dit du linge sale qu’il se lave en famille. C’est probablement car la RIFR était une grande famille que Scirod a choisi, courageusement, d’imputer publiquement la responsabilité de cette chute à des individus nommément identifiés. Sans, là encore, permettre à ces individus de contester son propos. Si Scirod avait usé d’une méthode plus « classe », je ne me serai pas permis d’user de ce genre de tribune pour faire entendre ma colère. Mais que voulez-vous. Il est parfois de ces colères qui prennent le pas sur le panache.

Quand j’ai recréé la page RIFR sur le site de RSI, Scirod a crié à l’usurpation d’identité. RIFR n’est qu’un titre, un acronyme, une bannière sous laquelle se sont liés des gens qui croyaient en un projet communautaire francophone rassembleur. Si j’ai usurpé le nom de la RIFR, Scirod en a usurpé le travail collectif, les expectatives, les projections communes, et jusqu’à l’essence initiale du projet, à savoir la fabrication d’un outil qui serait le résultat du travail d’un ensemble d’êtres humains, et pas d’un individu isolé. Pour toutes ces raisons, les gens qui se sont investis à la RIFR ne méritent pas d’assister à la fin que Scirod veut nous imposer. On dynamite la RIFR, OK, mais on le fait ensemble bordel !

De l’art d’intervertir les causes et les effets

Dans son communiqué, Scirod incrimine très directement Serval, Odin, et moi-même. L’idée générale est de dire que nous avons, à nos niveaux, cherché à faire disparaître les organisations membres de la RIFR en les fusionnant en son sein. Il est intéressant de noter que, dans la façon dont les choses sont présentées, nos agissements auraient été, du point de vue de Scirod, la cause de la chute de la RIFR. (Ou les éléments clés qui l’ont poussé à dynamiter la RIFR, ce qui dans les faits revient au même). Je pense que c’est tout l’inverse qui s’est produit : durant ces deux derniers mois, les derniers Mohicans de la RIFR, sentant la fin approcher, ont essayé de se bouger pour éviter le pire. Ce qui est décrit par Scirod comme étant les causes sont en réalités les conséquences d’un problème de gouvernance bien plus profond.

Durant ces deux derniers mois, la plupart des « conseillers » de Scirod ont quitté leurs postes. Nous étions cinq au mois de mai, nous n’étions plus que deux dimanche, à fournir un travail en version minimale, dans une position attentiste. Durant ces mêmes deux derniers mois, les membres de la RIFR encore actifs, constatant que le bateau errait sur l’océan depuis que son capitaine n’était plus à son poste, ont envisagé différents scénarios concernant la suite à donner à cette méta-corporation.

Serval a été le premier à proposer un projet de refonte, qui impliquait effectivement de faire sauter l’échelon « corporation » dans la RIFR, au profit d’une structure faite uniquement de citoyens. Comme c’était à prévoir, le projet a été mal accueilli par la plupart des chefs d’organisations, et a propulsé le départ de Serval. La question n’est pas de savoir si ce projet était une bonne ou une mauvaise idée, la question est de se demander pourquoi Serval s’est retrouvé dans cette situation : il était évident qu’il allait se manger un mur. N’ayant aucune légitimité pour imposer quoi que ce soit, il n’a eu d’autre choix que de partir. Le rôle d’un leader aurait été d’empêcher son second de se mettre dans une telle situation, alors même que le résultat des tractations était connu d’avance. Mais du point de vue de Scirod, il ne lui appartenait pas de cadrer quoi que ce soit.

Plus tard, le 30 juin, alors que nous discutions de l’agenda des élections du Haut Secrétaire, j’ai moi même mis Scirod en garde contre ce qu’il était en train de se produire : des conflits importants entre plusieurs leaders de corpo, des pratiques de recrutement en interne et de manière générale, un sentiment de défiance grandissant entre les uns et les autres, en grande partie du fait même d’une absence de direction politique. La nature ayant horreur du vide…

Entre autre chose, je lui ai effectivement dit qu’Odin et moi étions en discussion et envisagions l’après RIFR. Nous imaginions effectivement une corporation bicéphale, Odin à la direction des affaires militaires, et moi sur le civil. Néanmoins, il n’a jamais été question de prendre le contrôle de la RIFR avec cette entité, ni même de calquer ce modèle sur la RIFR. C’était une éventualité à long terme que nous aurions mis en œuvre en cas de disparition de la RIFR. Je qualifiais le modèle de bombe nucléaire qui n’avait plus rien à voir avec le projet initial de la RIFR. Crème de la crème : alors que nous avons nous même partagé cette information avec lui, c’est cette même information que Scirod décide de présenter, deux semaines plus tard et sous un angle différent, comme élément à charge soulignant que le projet avait pris une tournure irrécupérable.

Pendant des mois, ce projet n’a pas eu de capitaine. Les départs successifs des conseillers auraient du alerter Scirod sur sa façon de gérer le développement de la RIFR. Cadrer. Donner une direction. Imposer des limites. Fixer des priorités. Rien de cela n’a été fait, sinon une élection hypothétique dont la date a été renvoyée aux calendes grecques. Cette incapacité a fixer une direction a créé un espace de vide dans lequel se sont engouffrés les doutes de chacun. Ce vide a laissé place aux agissements des uns et des autres, ces gens qui ont « tiré la couverture vers eux en ces temps troublés » pour reprendre les mots de Scirod. Les facteurs qu’il dénonce comme les causes de l’agonie de la RIFR n’étaient qu’un ensemble de réactions humaines logiques, symptômes prévisibles advenant dans pareilles situations.

La démocratie sans désaccords et autres aberrations

Construire une organisation humaine sur le principe de la démocratie directe implique nécessairement de se confronter à des orientations et à des choix différents des siens. Concevoir l’exercice démocratique comme un long fleuve tranquille qui se dirige nécessairement dans une direction vertueuse est une erreur. Pas de démocratie sans débat permanent, sans heurt, sans conflit : la démocratie est, par définition, la condition de réalisation du conflit. L’assurance que puisse advenir un antagonisme fécond permet de définir la direction dans laquelle un groupe souhaite aller. Scirod a voulu mener un combat sans jamais monter sur le ring et, au moment le plus crucial, quand il s’agissait de faire valoir une vision singulière, a préféré éteindre les lumières de la salle de boxe, et celles de la démocratie sauce RIFR par la même occasion.

La RIFR a de multiples défauts, c’est évident. La complexité de sa structure. La faiblesse de sa communication extérieure. Le choix de sa forme d’organisation du pouvoir : une démocratie directe impliquant tous ses membres, alors même que l’on sait le faible investissement individuel pour la chose. Le jeu lui même lutte en sens inverse du projet : difficile de faire corps quand on n’a pas grand-chose à faire dans le Verse. La seule chose qu’il nous restait, c’était le sentiment de participer ensemble, de près ou de loin, à la construction de ce projet.
Scirod avait parfaitement le droit de jeter l’éponge. A sa place, j’aurai abandonné depuis bien longtemps. Et en cela, il faut lui reconnaître sa pugnacité. Ce que Scirod n’avait en revanche pas le droit de faire, c’était de choisir, seul, de mettre un terme à ce projet sans en informer quiconque, sans que la question ait été débattue collectivement. En faisant ça, il a balayé d’un revers de manche une tentative de construction collective et, par la même occasion, donné raison à tous les détracteurs de ce type de projet. C’est ce dernier point qui explique la virulence de mon propos autant que la nature de mon initiative : organiser des élections pour que le destin de la RIFR ne repose pas dans les mains d’une seule personne.

Et maintenant, on fait quoi ?

La gestion de la page https://robertsspaceindustries.com/orgs/RIFR/ sera laissée à une personne élue par les membres de la RIFR. Ces élections seront organisées de la manière suivante :

  • Les anciens citoyens membres de la RIFR souhaitant voter peuvent réintégrer la structure en cliquand sur le bouton “Join Us Now !”
  • Toute personne candidate à la reprise de la page doit se faire connaître sur spectum.
  • Un thread sera créé sur Spectrum dans lequel on retrouvera l’ensemble des candidats, le système d’upvote sera utilisé pour comptabiliser les voix.
  • Fin des candidatures : 25/07/2019 à 22h.
  • Ouverture du scrutin : 25/07/2019 à 22h30.
  • Clôture du scrutin : 27/07/2019 à 18h.
  • Les résultats seront affichés sur cette page et sur spectrum.

Le vote aura lieu, quel que soit le nombre d’inscrit. En cas de candidat unique, il sera automatiquement déclaré vainqueur des élections. Je sais que les délais sont courts, mais il ne semble pas y avoir beaucoup de monde intéressé par le sujet… Je ne participerai pas à ce scrutin, ni en tant que candidat, ni en tant que votant. A l’issu du scrutin, je céderai la page au gagnant de ces élections, puis, je quitterai la RIFR, définitivement.

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